Nouveauté ! Intégrer ses héritages transgénérationnels
et mieux se connaître
Par Thierry Gaillard
(156 pages , Ecodition 2016 , ISBN 978-2-940540-20-4)
Format : 2ème édition
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L’histoire de nos parents plante le décor, matériel et psychologique, qui nous accueille à notre naissance. À cet instant, nous incarnons une nouvelle branche de notre arbre familial, à ses racines comme à ses origines nous sommes intimement reliés. Et si nos ancêtres nous lèguent des biens visibles et matériels, nous héritons aussi de leur patrimoine invisible, inconscient et génétique. Comme les analyses transgénérationnelles le montrent depuis une trentaine d’années, l’origine et la signification de nos difficultés se nichent parfois dans ces héritages inconscients.
À travers de nombreux exemples de thérapies, l’auteur explique de quelle manière la clarification des histoires non terminées de nos aïeux, ou la découverte de leurs secrets, permet de guérir de toutes sortes de difficultés et de symptômes. Il se réfère aux connaissances ancestrales qui préconisent d’intégrer nos liens transgénérationnels plutôt que de nous couper de nos racines et risquer de perdre une importante part de soi. Son approche s’inspire de la devise des anciens Grecs, connais-toi toi-même, pour revenir à l’essentiel et y prendre racine.

Extrait :

"Au-delà des aspects physiques, comme la couleur des cheveux ou la morphologie, ce sont aussi des traits de caractère, des aptitudes particulières et même des histoires non terminées qui passent d’une génération à l’autre. L’expérience thérapeutique montre en effet que derrière les ressemblances physiques, bien d’autres choses se transmettent inconsciemment sur plusieurs générations.
Aujourd’hui, nous commençons à peine à mesurer l’importance de ce qui se perpétue à travers les liens du sang et par l’ADN. Nous savons désormais que des « héritages transgénérationnels inconscients » peuvent considérablement influencer nos destins en générant des symptômes de diverses natures, voire en programmant sur plusieurs générations la répétition de scénarios plus ou moins problématiques.
Parmi ces héritages à priori invisibles, on mentionnera par exemple les histoires « non terminées » et, de manière plus générale, tous les conflits non intégrés de nos aïeux. Un nombre croissant d’analyses transgénérationnelles montre que les expériences conflictuelles (traumas, secrets, drames affectifs, etc.) que nos aïeux n’ont pas pu ou pas su intégrer engendrent des héritages inconscients qui se transmettent aux descendants, d’où le terme de « transgénérationnel » pour les qualifier. Les exemples les plus courants et qui sont les aisés à comprendre sont les deuils « non faits », ou que l’on n’arrive pas à faire, notamment lorsque des secrets empêchent de clarifier l’historique de la relation. Pour s’épargner d’avoir à faire le deuil d’un enfant disparu, parfois des parents font, plus ou moins consciemment, un enfant de remplacement, lequel héritera de la charge du deuil non fait, et même parfois du prénom du mort ! Ce genre d’événements « mal vécu », ou « non vécu » engendrent des mécanismes de défense archaïques (dénis, refoulements conservateurs) qui figent ces situations problématiques dans une dimension inconsciente et, on le sait maintenant, intemporelle.
Depuis les années 1980, les psychanalystes et les psychothérapeutes sont de plus en plus nombreux à découvrir, derrière les symptômes et autres difficultés existentielles de leurs clients, la présence de ces héritages transgénérationnels inconscients. Les vécus problématiques qui n’avaient pas été intégrés par des ancêtres du temps de leur vivant continuent à influencer les descendants.
Dans un article paru dans Exemples d’intégration transgénérationnelle, Salomon Sellam raconte un exemple particulièrement saisissant, celui d’une petite fille âgée de six ans, présentant des symptômes de bronchites asthmatiformes. Venu en consultation pour tenter de trouver une solution pour sa fille, le père commence à évoquer le climat de tension avec les beaux-parents pendant la grossesse de sa femme. Mais surtout, acceptant d’affronter ses propres résistances, il se mit à parler des circonstances de la disparition prématurée de son père alors qu’il n’avait que sept ans. Tremblant d’émotions, suant, le père d’Aurélie explique au médecin, et en présence de sa fille, le suicide au gaz de son propre père. Au vu de l’émotion suscitée et de la difficulté d’en parler, il est clair qu’il n’avait pas encore fait le deuil de son père. « Sans surprise, tout ce matériel non-dit et non intégré débouche sur une manifestation psychosomatique chez l’enfant : celui-ci n’est que l’héritier involontaire de toute une histoire familiale problématique et sa pathologie en est le reflet inconscient. De mettre à plat toute cette dynamique, sans tabous et avec le plus de vérité possible, représente le premier pas vers une réconciliation familiale dans le but de décharger les diverses émotions négatives à l’origine de leur transformation en signes cliniques pathologiques. En d’autres termes, Aurélie n’a plus besoin de signifier à ses parents qu’avec l’asthme, elle endosserait inconsciemment leurs problématiques. La suite fut assez simple : efficacité accrue des traitements antiasthmatiques et, au bout de six mois environ, arrêt progressif des médicaments. » Autrement dit, l’histoire non terminée entre le père d’Aurélie et son propre père se poursuivait en partie avec les symptômes pulmonaires de sa fillette, évoquant l’asphyxie au gaz de l’aïeul.. »